vendredi 15 février 2013

Le 15 janvier 2013, s’est tenue la troisième Journée pédagogique de la Faculté : "Accroître la réussite en licence" : au-delà de l'incantation, quelles (nouvelles) solutions ?

La Faculté des LLSH poursuit ses Journées pédagogiques, initiées en 2011-2012. La troisième Journée a eu lieu mardi 15 janvier 2013.
 « Accroître la réussite en licence », il n’est question que de cela dans les directions d’universités comme au MESR depuis la rentrée, dans les déclarations des syndicats comme dans celles de la CPU. L’injonction n’est pas nouvelle : en 2008 elle a inspiré un « Plan » dont tous les bilans sont, pour ce qui concerne la réussite, cruels. En même temps comment l’enseignement supérieur, qui depuis les années 70 a réussi sa massification, pourrait-il renoncer au défi de sa démocratisation ?
Le 15 janvier nous avons interrogé ce défi et examiné si et comment nous pouvons, en 2013, le relever.
La matinée a été consacrée à une grande réunion-débat de toutes les équipes pédagogiques sur la réussite en licence à la Faculté.
Isabelle Laborde-Milaa, vice-doyenne responsable de la pédagogie, a brossé un panorama de la réussite en licence, au niveau national mais surtout local : chiffres et bilan critique des actions menées depuis trois ans dans la Faculté, avec leurs enjeux et plusieurs perspectives d’action en la matière (Présentation Réussite en Licence). La discussion qui a suivi a porté sur les moyens de rendre plus efficace l’action de l’enseignant-référent, notamment : comment « capter » les étudiants pour les rendez-vous ? Le besoin d’associer une cohésion entre les dispositifs d’accompagnement a été souligné. Même chose pour les acteurs qu’il s’agit d’associer : enseignants, bien sûr, mais aussi les secrétariats, les tuteurs, les étudiants plus avancés. La L1 serait-elle devenue une année de bac prolongée, se demande-t-on ?... Car le risque inhérent à ces efforts est de nous disperser sur une réussite multidirectionnelle dont nous n’avons peut-être pas les moyens : heurs et malheurs du plan Réussite en Licence... Un instrument, en tous cas, traverse tous les niveaux, de la L1 jusqu’au master, et relie enseignants et étudiants : la copie ! Qu’en font ces derniers ? Comment se saisissent-ils (ou non) de la correction ? Et pour quel profit ? Voilà un sérieux problème pédagogique, qui interroge la continuité des apprentissages et la responsabilité des étudiants dans leur réussite.
Deux interventions de collègues ont ensuite permis de faire un gros plan sur deux enseignements transversaux qu’ils coordonnent et harmonisent en L1. Elisabeth Le Corre, MCF de littérature française, est revenue sur 4 années de Méthodologie du travail universitaire (MTU) pour en mesurer les difficultés et les effets positifs, sachant qu’il s’agit de contenus qu’il n’est facile ni d’enseigner… ni de maîtriser (pour les étudiants). (Synthèse MTU). Eric Pellet, PRAG de linguistique, a pour sa part présenté un premier bilan sur le barème relatif à l’expression française qui a été instauré en septembre 2011 dans la Faculté pour tous les travaux écrits. Ce dispositif a maintenant trois semestres  de fonctionnement et méritait un retour, lequel a été effectué à partir d’un questionnaire auquel ont bien voulu répondre une trentaine de collègues. (Synthèse expression française). Chaque bilan, sans occulter les points sombres, incite à continuer dans ces deux voies, en exploitant les évaluations qu’en font les étudiants et/ou les enseignants.
Enfin, deux collègues d’autres composantes ont exposé, qui une expérimentation en Sciences concernant des parcours destinés à des bacheliers technologiques (Gérard Lauton, chargé de mission), qui un dispositif d’appel et de soutien à des innovations pédagogiques (IDEA) ouvert à toutes les composantes (Jean-Michel Mallard, chargé de mission et directeur-adjoint de l’IUFM).

L’après-midi un colloque a approfondi la question avec les interventions de trois spécialistes qui, sous des angles différents, ont pesé les plus ou moins grandes chances de réussite pour les étudiants : 
  • "Difficultés, interruptions et réorientations : le continuum lycée-université en question", par Gérard Boudesseul, sociologue, maître de conférences HDR à l’université de Caen et membre du CÉREQ-ESO, et Nathalie Beaupère, chargée d'études au Centre Associé Régional (CAR) au CÉREQ de Bretagne. D’où il ressort que les « décrocheurs », dont les chercheurs ont analysé les discours, ne forment pas une catégorie homogène : autant de trajectoires que de représentations diverses de l’université et de soi, qui influent sur la réussite et peuvent faire obstacle. Aux enseignants de repérer, d’orienter si possible… et de manœuvrer entre continuité et rupture car, contrairement à une doxa dominante, un peu de rupture après le lycée ne nuit pas pour aider les étudiants à acquérir les normes de l’université.
  • "Parcours diversifiés, parcours disciplinaires ou parcours in-disciplinés : quelle formation pour quelle réussite des étudiants ?", par Christophe Pébarthe, historien, maître de conférences HDR à l’université de Bordeaux 3 et membre d’Ausonius. Ce collègue, partant de Durkheim, s’est attaché à déconstruire des évidences un peu trop admises (pourquoi l’insertion professionnelle est-elle devenue le critère de qualité d’une formation ? l’Université peut-elle et doit-elle éponger tous les dysfonctionnements sociaux ?) et à pointer des impensés administratifs qui gouvernent nos modèles de formation. Mais alors que faire, que mettre en place ? Entre le trop de méthodologie et la pluridisciplinarité saupoudrée, des voies existent dans le partage des savoirs, la construction critique des disciplines… qu’il reste à incarner dans des pratiques pédagogiques concrètes.
Depuis la 1ère Journée pédagogique, l’intérêt des collègues (enseignants, enseignants-chercheurs et doctorants) pour la pédagogie ne se dément pas : en témoignent les débats animés, voire virulents, souvent empreints d’humour et de drôlerie, où sont palpables engagement et solidarité.
Que tous soient remerciés, ainsi que les divers organisateurs qui ont contribué à la « réussite » de cette troisième Journée pédagogique.

Isabelle Laborde-Milaa, Vice-doyen à la pédagogie


P.S.1: des documents sur la question de la réussite en licence peuvent être téléchargés.

vendredi 8 février 2013

Les voeux du Doyen 2013

Mardi 29 janvier, Jeanne-Marie Boivin a présenté ses vœux aux personnels enseignants et administratifs de la Faculté des LLSH, de la direction et des services centraux de l’Université réunis autour d’un cocktail déjeunatoire.
Le président de l’Université, Luc Hittinger, a remis les palmes académiques à Jeanne-Marie Amat-Roze, professeur de Géographie de la santé, à qui Jeanne-Marie Boivin a également remis la médaille de l’Université ainsi qu’à trois autres jeunes retraités : Jurgen Doll, professeur de Littérature et de civilisation allemandes ; Rémi Fabre, professeur d’Histoire contemporaine, et Pierre Fiala, maître de conférences en Sciences du langage.


> téléchargez le discours du doyen

jeudi 7 février 2013

Publications des enseignants-chercheurs de la Faculté en 2012


Au cours de l’année 2012, les enseignants-chercheurs de la Faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines ont publié les ouvrages suivants :

-Emilie Née, L’insécurité en campagne électorale, Honoré Champion, Paris, 2012.
-Alice Krieg-Planque, Analyser les discours institutionnels, Armand Colin, Paris, 2012.

-Florence Bourillon (dir.), Changer les noms des rues de Paris, Presses Universitaires de Rennes, 2012. 
-Florence Bourillon, Nicolas Bertrand, Claire Blandin, Laurent Coudroy de Lille, Anece Oubaïdourahaman, Les Origines de l’UPEC, Créteil, 2012.
-Florence Bourillon et Annie Fourcaut (dir.), Agrandir Paris. 1860, Comité d’histoire de la Ville de Paris/Presses universitaires de la Sorbonne, Paris, 2012.
-Florence Bourillon et Nadine Vivier (dir.), La Mesure cadastrale. Estimer la valeur du foncier, PUR, Rennes, 2012. 
-Catherine Brice et Gilles Pécout (dir.), Revue d’histoire du XIXe siècle, tome 44 : L’Italie du Risorgimento. Relectures. 
-Catherine Brice, Gilles Bertrand, Gilles Montègre (dir.), Les cahiers du CRHIPA (Centre de Recherche en histoire et histoire de l’art. Italie, pays Alpins), n°20 : Fraternité. Pour une histoire du concept, 2012. 
-Rémi Fabre et Michel Rapoport (dir.), Affirmations de foi. Mélanges en hommage à André Encrevé, éditions Bière, Bordeaux, 2012. 
-Nathalie Gorochov, Naissance de l’Université : les écoles de Paris d’Innocent III à Thomas d’Aquin (v. 1200- v. 1245), Honoré Champion, Paris, 2012.
-Jacques Paviot et Patrick Gilli (dir.), Hommes, cultures et sociétés à la fin du Moyen Age. Liber discipulorum en l’honneur de Philippe Contamine, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, Paris, 2012.
-Isabelle Poutrin, Convertir les Musulmans - Espagne, 1491-1609, Presses Universitaires de France, Paris, 2012. 
-Nicolas Weill-Parot et Danielle Jacquart (éd.), Substances minérales et corps animés (1150-1500), Omniscience, Montreuil, 2012.

-Vincent Broqua et Jean-Jacques Poucel (dir.), Formes poétiques contemporaines,  n°9 : Formes critiques contemporaines/Contemporary Critical Forms, 2012.
-Guillaume Marche (dir.), Revue Française d’Etudes Américaines, n°131 : Infrapolitics and Mobilizations, Belin, Paris, 2012.
-John Mullen, La chanson populaire en Grande-Bretagne pendant la Grande Guerre 1914-1918, L’Aire anglophone, 2012.
-Wendy Ribeyrol, Olivier Brossard, François Bort (dir.), L’expérience I, Michel Houdiard, 2012.
-Béatrice Rodriguez, Javier Gomez Montero, Melissa Lecointre (dir.), Là-bas dans le Nord-Ouest… Une cartographie littéraire du Chemain de Saint-Jacques, Association pour le développement des Etudes Hispaniques en Limousin, 2012.
-Béatrice Rodriguez et Caroline Zekri (dir.), La notion de mineur entre littérature, arts et politique, Michel Houdiard, 2012.
-Sylvie Toscer-Angot, Les enfants de Luther, Marx et Mahomet. Religion et politique en Allemagne, Desclée de Brouwer, Paris, 2012. 
-Dirk Weissman et Joelle Aden (dir.), La médiation linguistique : entre traduction et enseignement des langues vivantes, n°167 des Etudes de linguistique appliquée, Klincksieck, Paris, 2012

-Ali Benmakhlouf, Vous reprendrez bien un peu de philosophie – politiques, DK éditions, Casablanca, 2012.
-Ali Benmakhlouf, C’est de l’art, DK éditions, Casablanca, 2012.
-Vincent Ferré (dir.), Dictionnaire Tolkien, éditions du CNRS, 2012.
-Frédéric Gros, Le principe sécurité, Gallimard, Paris, 2012.
-Daniele Lorenzini, Jacques Maritain e i diritti umani. Fra totalitarismo, antisemitismo e democrazia (1936-1951), éditions Brescia, 2012.
-Daniele Lorenzini et Ariane Revel, Le travail de la littérature - Usages du littéraire en philosophie, Presses Universitaires de Rennes, 2012.
-Adrien Louis, nouvelle édition bilingue de Musique de Chambre de James Joyce, éditions Le Bousquet-Labarthe, 2012.
-Marie-Emmanuelle Plagnol éd., Théâtre et écrits sur le théâtre, Jean-Jacques Rousseau -Œuvres complètes vol. 16, Honoré Champion, 2012.
-Pascal Séverac et André Martins (dir.), Spinoza et la psychanalyse, éditions Hermann, Paris, 2012.
-Thanh-Vân Ton-That, Proust avant la recherche, Peter Lang édition, 2012.

Nathalie Gorochov, Vice-doyen en charge de la recherche.

Procès verbaux des conseils de gestion pléniers de la Faculté - 2012

A consulter et/ ou télécharger

> procès verbal du 20 décembre 2012

> procès verbal du 22 novembre 2012

> procès verbal du 11 octobre 2012

> procès verbal du 10 juillet 2012

> procès verbal du 21 juin 2012

> procès verbal du 30 mai 2012

> procès verbal du 03 mai 2012

vendredi 29 juin 2012

30ème anniversaire du Prix de l’Université
décerné par le Conseil général du Val-de-Marne
et autres prix couronnant la recherche à la Faculté des LLSH

Le Prix de l’Université récompense les meilleurs travaux réalisés par des étudiants de doctorat ou de master liés au Val-de-Marne : parce qu’ils y résident, ou parce qu’ils sont inscrits dans ses universités, ou encore parce que leur sujet traite du Val-de-Marne.

Cette année, et pour sa trentième édition, 3 des 11 lauréats distingués sont des docteurs qui ont préparé leur doctorat dans notre UFR : 

1er prix ex aequo :

François VALLEYS pour sa thèse en Philosophie : « Les fondements éthiques de la responsabilité sociale », sous la direction de Monique Castillo

2ème prix ex aequo :
Camille RAMBOURG, pour sa thèse en Langue et Littérature Grecques : « Les topoi d’Aristote Rhétorique II, 23 : enquête sur les origines de la notion de lieu rhétorique », sous la direction de Pierre Chiron

Jean-Marie CHEVALIER pour sa thèse en Philosophie : « Les lois de l'esprit chez Charles S. Peirce », sous la direction de Claudine Tiercelin

Nous avons également le plaisir de signaler les distinctions suivantes :

Le Prix Augustin Thierry 2011 de la ville de Paris a été attribué à Gilles MALANDAIN pour son ouvrage L’introuvable complot. Attentat, enquête et rumeur dans la France de la Restauration, travail issu d’une thèse de doctorat d’Histoire soutenue en 2005 à l'Université Paris-Est Créteil sous la direction de Philippe Boutry
    Le Prix David Thelen 2012, décerné tous les deux ans par l'Organization of American Historians a été attribué à Nathalie CARON et Naomi WULF, pour leur article "The American Enlightenment: Continuity and Renewal" (Transatlantica, Online Journal of American Studies) ; qu’il nous soit permis ici de rendre hommage à la mémoire de Naomi Wulf, disparue cette année, et qui avait été notre collègue à Paris 12 avant d’être nommée à Paris 3

    Le Prix Jacques Cresson 2011 a été conjointement décerné à Yasemin KOSAK (Master 1 LEA) pour sa mission de prospection conduite en Turquie au sein de l’entreprise Strategies et Nedjma LOUATI (Master 2 LEA) pour sa mission de marketing conduite pour l’entreprise Eurodélices.

    Toute l’équipe de direction de la Faculté des Lettres, Langues et Sciences humaines de l’UPEC leur adresse ses plus vives et chaleureuses félicitations.

    Jean-François Dubost
    Vice-Doyen en charge de la recherche




    jeudi 31 mai 2012

    Seconde édition des Journées pédagogiques « L'évaluation des enseignements et des formations » - 22 mai 2012

    La deuxième Journée pédagogique de la Faculté a eu lieu le 22 mai 2012, cette fois sur le thème de l’évaluation : entendre l’évaluation des enseignements, des formations, des maquettes de diplômes. Cette notion, bien ancrée dans l’actualité pédagogique des universités, est à l’œuvre à tous les niveaux d’enseignement. Elle suscite – c’est selon – adhésion, engouement, scepticisme, exaspération : à coup sûr, discussion. Il n’était donc pas inutile de l’interroger et, d’une part, d’examiner ce qui se fait actuellement dans nos formations et à l’UPEC, d’autre part, de se demander ce que l’on en fait et pourquoi.
    Cette 2ème Journée a connu un succès loin d’être garanti d’avance, vu la période : mois de mai chargé en comités de sélection, CNU et réunions de toutes sortes pour la préparation de la rentrée 2012.

    La matinée a été consacrée aux travaux des équipes pédagogiques. Environ 70 enseignants se sont rassemblés pour une réunion générale sur l’évaluation des enseignements telle qu’elle est pratiquée dans la Faculté.  Après une présentation générale, effectuée par Isabelle Laborde-Milaa, vice-doyenne à la pédagogie, de l’évaluation des enseignements au plan national (évolution des textes institutionnels, qui passent de la préconisation à l’injonction forte), suivie d’un bilan  sur  les pratiques assez diverses des départements en la matière, le débat entre collègues a permis d’échanger librement sur les enjeux de ces évaluations, sur leur utilité, sur leurs modalités. Les points suivants se sont dégagés :
    >   Évaluation ou autoévaluation ? Tout d’abord le distinguo à opérer entre l’évaluation et l’autoévaluation par les étudiants, dont on voit bien, du reste, qu’il renvoie à la cote relativement mal taillée que prennent les contenus de ces évaluations. Il s’agit tout autant, selon les enseignants, d’examiner l’implication des étudiants dans leurs études, sans laquelle rien ne peut s’améliorer, que d’évaluer (au sens de juger) la pertinence des enseignements. Cela étant précisé, les questionnaires ne peuvent pas revêtir cette seule fonction. 
    >    En témoignent les retours utiles sur l’architecture des maquettes, le sens et les apports des cours, les difficultés des contenus, l’organisation du travail personnel, les travaux demandés, le fonctionnement des cours, leur intérêt (tel qu’il est perçu par les étudiants, faut-il préciser, ce qui renvoie à la manière dont les enseignants expliquent les objectifs de leurs cours), l’organisation des formations, la logistique, etc. Ces retours font émerger de grandes tendances, voilà un lieu de consensus parmi les enseignants.
    >      « bricolage » ou « marketing » dans la manière de procéder ? La discussion a fait apparaître sinon deux  positions, en tous cas deux types de perplexité.
    -          D’une part, nous, enseignants, ne sommes pas des professionnels de l’évaluation, laquelle demande une analyse et une objectivation des résultats selon des procédures que nous ne possédons pas. Ainsi, à partir de nos questionnaires nous risquons d’accorder un poids démesuré à des données issues d’outils que nous avons « bricolés ». Bref, pour être informatifs et performants, nous faudrait-il adopter une démarche « marketing » ?
    -          D’autre part, nous connaissons nos formations de l’intérieur et avons seuls les questions pertinentes, car nous identifions des lieux de problème et d’améliorations possibles. Donc, revendiquons le « bricolage » qui, en réalité, colle le mieux à l’identité des formations.
    >  Comment, une fois les questionnaires collectés, établir une synthèse, quels points significatifs sélectionner ? En effet, le bilan de la consultation des étudiants n’a pas à être formaté, de même que personne ne souhaite un formatage des enseignements ni des formations : la prise de risque doit pouvoir être libre.
      >        Les modalités pratiques d’évaluation ont ensuite été passées au crible, à travers plusieurs pistes :
    -    Questionnaires comportant des questions qui demandent une rédaction et pas seulement oui/non, pour éviter les effets simplificateurs de la statistique.
    -     Eviter de focaliser sur « l’intérêt » du cours avec un choix entre des degrés de satisfaction : d’une part, l’étudiant n’est pas (ou ne doit pas être) un consommateur-client, d’autre part, la perception de cet intérêt est déterminée par de nombreux facteurs disparates, ce qui ne produit pas de conclusions très exploitables.
    -    Penser à d’autres manières d’interroger les étudiants que par le classique questionnaire : ne pas oublier les dispositifs autres par lesquels peut passer l’appréciation des enseignements : les enseignants-référents de la L1, qui récoltent de nombreux retours de la part des étudiants, et souvent plus libres ou auxquels les enseignants n’auraient pas pensé ; les délégués de filières, avec qui établir un dialogue régulier. C’est le cas de deux départements de la Faculté, qui organisent cela systématiquement, hors questionnaires.
    -       Pratiquement, dans le temps, faut-il évaluer à l’UE/ ECUE ? au semestre ? Toutes les années, du L1 au master ?
    -      Il a été rappelé de ne pas oublier les enseignants eux-mêmes : en effet, l’arrêté (Lang) du 26 mai 1992 stipulait que "pour chaque module ou niveau d'enseignement dispensé, une procédure d'évaluation des enseignements, faisant notamment appel à l'appréciation des étudiants, peut être établie par le conseil d'administration de l'établissement ». L’appréciation des enseignants est donc aussi à solliciter, car ils sont au cœur du dispositif pédagogique des enseignements. 
       >     Enfin, le terme même d’évaluation lui-même a été interrogé, car il ne semble pas nécessairement le plus approprié è lui substituer bilan, analyse, regard critique…? En particulier, reste toujours le risque (ou la crainte) de glisser de l’évaluation des enseignements à celle des enseignants

    Le colloque de l’après-midi a complété et élargi la réflexion : tout d’abord, un exposé technique de Nathalie Périchon (SSEP) sur la procédure mise en place par l’UPEC et sur ses résultats. Exposé suivi  de l’intervention de Jean-Marc Geib, directeur de la section des formations et diplômes à l’AERES, qui a expliqué de façon détaillée les attentes et les objectifs des experts de l’AERES quand ceux-ci évaluent les dossiers des formations (que nous avons à élaborer pour mai 2013). L’AERES évalue les dossiers de réhabilitation et de cohabilitation, mais ne décide pas de l’avenir d’une formation : c’est le MESR in fine qui a la décision. Sa propre évaluation procède de l’autoévaluation de la formation, elle-même dans le cadre de l’autoévaluation de l’établissement. Les critères essentiels sont les suivants (eux-mêmes déclinés en plusieurs pts) : Projet pédagogique – Insertion professionnelle et poursuite d’études – Pilotage de la formation – Outils de l’accompagnement pédagogique. Pour chacun de ces critères, l’AERES demande un développement écrit  et non pas des items cochés.
    Les questions qui ont suivi ont porté sur :
    -   La sincérité : comment la vérifier, d’une part, comment l’afficher, d’autre part ? En particulier, l’AERES ne nous donne-t-elle pas, finalement les figures de rhétorique imposées, attendues pour satisfaire à l’évaluation ? Quel degré de réel derrière la « machine à discours » ?
    -          Le conseil de perfectionnement qui doit présider à chaque formation : quid des licences générales et des masters Recherche ?
    -          La notation (de A+ à C) et les effets des disciplines sur celle-ci
    Enfin, nous avons entendu une communication critique d’Isabelle Berrebi-Hoffmann, sociologue au CNRS et au CNAM, qui a dressé un panorama historique des relations entre Etat et professions à travers le prisme des experts (qui évalue, comment, pourquoi et pour quoi ?). Le débat a fait émerger les termes critères, indicateurs, pilotage, évaluation démocratique, action publique, etc.

    A l’issue de la journée, plusieurs propositions ont émergé pour une meilleure concertation des enseignants et pour une amélioration de l’évaluation des enseignements à la Faculté :
          -   En octobre, un groupe de travail inter-départements (un représentant de chacun) qui confrontera les questionnaires d’évaluation des enseignements pour apprécier les points communs, les spécificités, les items à conserver ou à laisser pour l’évaluation des formations. Il faudra également intégrer à la réflexion le niveau master et construire des questionnaires/entretiens répondant aux spécificités des formations (recherche et pro).
          -   Même période : faire appel aux collègues intéressés pour réfléchir sur les questionnaires d’évaluation des formations (niveaux Licence et Master dissociés) soumis aux étudiants de l’UFR par le SSEP. Il s’agit de mieux les adapter à la Faculté et d’y insérer des questions ouvertes qui sollicitent davantage les étudiants.
        -   Enfin, prévoir des périodes ou plages horaires pour faire passer ces différentes évaluations : une semaine à chaque fin de semestre pour les enseignements (par ex semaine 10) à l’ECUE ou à l’UE (à déterminer) ; une plage de 2 semaines pour les formations (au 2ème semestre), en fonction justement des calendriers divers des formations. Un principe : faire remplir sur papier, et en cours, autant que possible – seul moyen d’obtenir des pourcentages significatifs. Ce qui implique une organisation concertée bien en amont entre : SSEP, direction Faculté, direction de départements, responsables d’années et de filières.
         -   Une suggestion : soumettre l’évaluation des enseignements en L1 au 2ème semestre seulement > étudiants mieux intégrés à l’université et à sa culture, plus stables, plus à même de prendre du recul par rapport aux enseignements reçus.

    Isabelle Laborde-Milaa, Vice-doyen à la pédagogie

    P.S.1: les enregistrements sonores des conférences sont dans l'actualité de l'intranet de l'université.

    lundi 30 janvier 2012

    Cérémonie de vœux à la Maison des langues


    Lundi 23 janvier, Jeanne-Marie Boivin a présenté à la Maison des langues ses vœux aux personnels enseignants et administratifs de la Faculté des LLSH, de la direction et des services centraux de l’Université. Inaugurée en novembre, la Maison des langues abrite depuis la rentrée les enseignements du LEA-Créteil, de la Formation continue d’Anglais et de toutes les langues vivantes pour non-spécialistes de la Faculté.

    La présidente de l’Université, Simone Bonnafous, a remis les palmes académiques à Martine Dauzier, maître de conférences en langue et littérature du Moyen Âge, assesseure aux relations internationales de la Faculté, et a remis la médaille de l’université à quatre jeunes retraités : Françoise Barthélémy, maître de conférences en langue et littérature allemandes, chargée de mission à la mobilité internationale et aux langues de l’Université ; Alain Gigandet, maître de conférences en histoire de la philosophie antique ; Ulrich Theiss, maître de conférences en allemand pour le LEA ; Jean-Louis Voisin, maître de conférences en histoire romaine.

    Téléchargez le discours de vœux du doyen