lundi 17 février 2014

Journée pédagogique - 21 janvier 2014



Le 21 janvier 2014, s’est tenue la quatrième Journée pédagogique de la Faculté : « Nos masters : quels enjeux de formation entre la licence pour tous et l’entrée dans le monde du travail ? »
La Faculté des LLSH poursuit ses Journées pédagogiques initiées en 2011-2012. La quatrième journée a eu lieu mardi 21 janvier 2014. Alors que le nouveau cadre national des formations proposé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur est en cours de publication, il est apparu pertinent de nous interroger, au regard de ce cadre, sur nos formations de master.
Après quelques mots d’introduction de Jeanne-Marie Boivin, doyen de la Faculté des LLSH, les douze formations de masters de la Faculté ont été rapidement présentées par leurs responsables : le master « Communication politique et publique » ; les quatre masters de Géographie : « Espace, Société, Territoires», « Espace, dynamiques des milieux et des risques», « Santé, Territoire, Environnement », « Géomarketing et stratégie territoriales des entreprises et des institutions publiques » ; le master « Histoire et connaissance des civilisations » et le master « Histoire et medias » ; le master de LEA « Management international trilingue», le master « Langues et civilisations étrangères », le master de Lettres « Littérature, discours, francophonies », le master « Métiers de la rédaction-traduction » (Lettres et LCE), enfin, le master de Philosophie « Ethique publique contemporaine ».
Après ce panorama illustrant la diversité de nos formations, Jean-Michel Jolion, chef du service de la stratégie de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle à la DGESIP, a commenté le texte du nouveau cadre national de la formation de Master (powerpoint ci-joint) en rappelant les grands principes qui président à la politique actuelle du MESR : politique de site, cohérence des formations à l’intérieur des sites, accréditation, nouvelle nomenclature simplifiée des mentions de masters se divisant en parcours-types, nécessité affirmée de formation à la recherche et d’insertion professionnelle dans tous les masters. Il a précisé que quelques points ne sont, pour le moment, pas réglés par le ministère, comme la question de la maîtrise des langues étrangères, la place de l’agrégation par rapport aux masters, enfin l’épineux problème de la sélection à l’entrée du M1 et entre le M1 et le M2.
Une discussion a suivi l’intervention de J.-M. Jolion au cours de laquelle les enseignants-chercheurs ont notamment posé des questions sur la part de la recherche et du professionnel dans des masters désormais clairement indifférenciés, sur la question des « compétences » diverses des étudiants de LLSH etc.
L’après-midi, la discussion s’est poursuivie avec J.-M. Jolion, les responsables de masters et les enseignants-chercheurs présents autour des thèmes suivants :
1) Enjeux de la formation : insertion professionnelle ou poursuite d’études ?
2) Contenus et modes de professionnalisation dans le cursus
3) La concurrence des masters parisiens : comment renforcer notre attractivité ?
4) Les voies de l’internationalisation des masters
Les débats ont longuement porté sur l’incitation du MESR à développer des stages pour lesquels les établissements n’ont que peu de moyens, sur les cours en ligne, sur les débouchés et les taux d’insertion des diplômés des facultés de LLSH, sur l’absence de cadrage horaire des masters par le Ministère, sur le coût de l’internationalisation des diplômes (qui selon J.-M. Jolion est parfois pris en charge, en partie, par les collectivités locales), sur le problème des étudiants salariés.
Les échanges, parfois vifs, toujours vivants, ont permis de s’interroger sur les liaisons dangereuses ou fantasmées avec les milieux professionnels, sur « l’employabilité » (à quel horizon ?) de nos diplômés, sur les missions en évolution de l’enseignant-chercheur aux prises avec la professionnalisation.
Autant d’aspects qui témoignent d’enjeux cruciaux collectifs et de l’investissement de nos collègues dans leurs cursus.
La journée s’est achevée sur les conclusions proposées par Lucie Gournay, vice-présidente du Conseil scientifique de l’UPEC, qui a rappelé la nécessité de penser nos formations en termes de site, d’attractivité, de stratégie de la recherche et de la formation.

Nathalie Gorochov, vice-doyen en charge de la recherche.